• Pour  ce Noël, je te propose un texte de Krishnamurti , à méditer...Si nos dirigeants seraient capable de le lire, beaucoup de choses changeraient !! Hélas l'argent seul compte à leur yeux..

     

    La paix dans le monde

     

    Pour instaurer la paix dans le monde, pour mettre fin à toutes les guerres, il faut une révolution dans l’individu, en vous et moi.

    Une révolution économique sans cette révolution intérieure n’aurait pas de sens, car la faim est la conséquence d’une perturbation économique causée par nos états psychologiques, l’avidité, l’envie, la volonté de nuire, le sens possessif.

    Pour mettre un terme aux tourments de la faim et des guerres il faut une révolution psychologique et peu d’entre nous acceptent de voir ce fait en face. Nous discuterons de paix, de plans, nous créerons de nouvelles ligues, des Nations Unies indéfiniment, mais nous n’instaurerons pas la paix, parce que nous ne renoncerons pas à nos situations, à notre autorité, à notre argent, à nos possessions, à nos vies stupides.

    Compter sur les autres est totalement futile ; les autres ne peuvent pas nous apporter la paix. Aucun chef politique ne nous donnera la paix, aucun gouvernement, aucune armée, aucun pays.

    Ce qui nous apportera la paix ce sera une transformation intérieure qui nous conduira à une action extérieure.

    Cette transformation intérieure n’est pas un isolement, un recul devant l’action. Au contraire, il ne peut y avoir d’action effective que lorsque la pensée est claire, et il n’y a pas de pensée claire sans connaissance de soi.

    Sans connaissance de soi, il n’y a pas de paix.”

     

    La paix dans le monde

    PS:  si tu es seul(e) ce Noël, ou sans argent pour faire un peu la fête sache que je suis de tout cœur avec toi. Garde espoir et courage, regarde sur internet, il y a pleins de pépites pour nourrir ton cœur.

    Et rejoins dès que possible les gilets jaunes, pour retrouver "une fraternité, une solidarité" que la honte de la pauvreté nous avait fait oublier... Tu n'es plus seul(e), les sans "rien" se lèvent partout en France,de façon pacifique,  pour refaire un monde plus humain...
    Va sur le terrain, parles avec eux, et tu retrouveras un sens à ta Vie..

     

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  • Bientôt les vacances scolaires, aussi je sens de t'offrir  une histoire pour ton coeur d'enfant. Mais surtout tu pourras l'offrir à ton tour à tes enfants ou petits enfants. cool

    Bouddha voyageait de par le monde pour rencontrer ceux qui se disaient ses disciples et leur parler de la Vérité. Sur son passage, les gens qui croyaient à ses paroles arrivaient par centaines pour l'écouter, le toucher ou le voir, pour la seule fois de leur vie sans doute. Quatre moines qui apprirent que Bouddha serait dans la ville de Vaali, chargèrent leurs affaires sur leurs mules et entreprirent le voyage qui, si tout allait bien, durerait plusieurs semaines.L'un deux, connaissant mal l'itinéraire, suivait les autres sur le chemin.


    Au bout de trois jours de marche, ils furent surpris par une forte tempête. Les moines pressèrent le pas et arrivèrent dans un village où ils cherchèrent un abri jusqu'à ce que passe la tempête. Mais le dernier n'atteignit pas le village et dut demander asile à un berger des environs, qui lui offrit, toit et nourriture pour la nuit. Le lendemain matin, prêt à partir, le moine alla saluer son hôte. En s'approchant de l'enclos, il vit que la tempête avait effrayé les brebis et que le berger était entrain d'essayer de les rassembler.


    Le moine pensa que ses confrères devaient être sur le départ, et que, s'il ne se mettait pas rapidement en chemin, il serait trop loin d'eux. Mais il ne pouvait continuer sa route en abandonnant à son sort le berger qui lui avait offert l'hospitalité. C'est pourquoi il décida de rester avec lui jusqu'à ce qu'ils aient réussi à rassembler le troupeau. Ainsi passèrent trois jours, aprés quoi, il se remit en route, pressant le pas pour tenter de rejoindre ses compagnons.


    Suivant leurs traces, il s'arrêta dans une ferme pour se ravitailler en eau.
    Une femme lui indiqua où se trouvait le puits et s'excusa de ne pouvoir l'aider, mais elle devait continuer à récolter...Tandis que le moine abreuvait ses mules et chargeait ses outres d'eau, la femme lui raconta, que depuis la mort de son mari, il leur était très difficile, à elle et à ses jeunes enfants, de rentrer toute la récolte avant qu'elle se perde.L'homme se rendit compte que la femme ne parviendrait jamais à le faire à temps, mais il savait aussi que s'il restait, il perdrait la piste et ne pourrait être à Vaali quand le Bouddha atteindrait cette ville. " Je le verrai un peu plus tard ", pensa-t-il, sachant que Bouddha demeurerait quelques semaines à Vaali.
    La récolte dura trois semaines et, lorsqu’il eut terminé le travail, le moine reprit sa marche.


    En chemin, il apprit que Bouddha n'était plus à Vaali, mais qu'il était parti vers un village situé plus au nord. Il changea donc de cap et se dirigea vers la nouvelle localité. Il aurait pu arriver à temps, ne serait-ce que pour l'apercevoir, mais en chemin il dut sauver un couple de vieux entrainés par le courant, qui, sans son aide n'auraient pas échappé à une mort certaine. Lorsque les vieux eurent récupéré, il reprit  sa marche en sachant que Bouddha continuait son chemin...


    Le moine passa vingt ans à suivre le chemin de Bouddha...Chaque fois qu'il s'en approchait, quelque chose survenait qui retardait son voyage. Il y avait toujours quelqu'un qui avait besoin de lui et qui, sans le savoir l'empêchait d'arriver en temps voulu.


    Finalement, il apprit que Bouddha avait décidé d'aller mourir dans sa ville natale.
    " Cette fois, se dit-il, c'est ma dernière chance. Si je ne veux pas mourir sans avoir vu Bouddha, je ne peux plus m'arrêter en chemin. Rien n'est plus important maintenant que de le voir avant qu'il meure. J'aurai tout le temps, ensuite, d'aider les autres."
    Et avec sa dernière mule et ses quelques provisions, il se remit en route.


    La veille d'atteindre la ville, il buta presque sur un cerf blessé au milieu du chemin. Il le secourut, lui donna à boire et couvrit ses blessures de boue fraîche. Le cerf haletait, car l'air lui manquait, et il avait du mal à respirer. " Il faudrait que quelqu'un reste avec lui, pensa-t-il, pour que je puisse continuer mon chemin." Mais, il n'y avait personne alentour. Avec beaucoup de tendresse, il installa l'animal contre des rochers, il lui laissa de l'eau et de la nourriture à portée de museau, et se leva pour partir.
    A peine eut-il fait deux pas qu'il s'aperçut qu'il ne pouvait se présenter devant Bouddha en sachant, au plus profond de son coeur, qu'il avait laissé seul un moribond sans défense...


    Aussi déchargea-t-il sa mule et resta-t-il pour soigner l'animal. Toute la nuit, il veilla sur son sommeil comme il l'aurait fait s'il avait dû prendre soin d'un fils. Il lui donna à boire et changea les pansements sur son front. A l'aube, le cerf allait mieux.
    Le moine se leva, s'assit dans un endroit à l'écart et pleura...Finalement il avait aussi perdu sa dernière chance.
    " Je ne pourrai jamais plus le rencontrer ", dit-il à voix haute.


    - Ne me cherche plus, lui répondit une voix derrière lui, car tu m'as trouvé.
    Se retournant, le moine vit le cerf se couvrir de lumière et prendre la forme arrondie de Bouddha.
    " Tu m'aurais perdu si tu m'avais laissé mourir cette nuit pour aller à ma rencontre dans la ville.
    Et, en ce qui concerne ma mort, ne t'inquiète pas :
    Bouddha ne peut mourir tant qu'il y a des personnes comme toi, capables de suivre mon chemin pendant des années, en sacrifiant leurs désirs aux besoins des autres.
    C'est cela, Bouddha. Bouddha est en toi "

    (extrait de Laisse moi te raconter de Jorge Bucay)

    A la poursuite de Bouddha

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  • Une question qui revient souvent "comment reconnais-t-on un éveillé ?? Il est vrai qu'il y a une méga vague d'éveillés sur le net, et distingués ceux qui "s'y si croient"", et ceux qui le sont devient compliqués... Perso, il y a comme un re-connaissance de cœur à cœur, une partie en moi se reconnais en regardant, en écoutant l'être éveillé... En fait, dans ces moments-là, je ne suis plus là sarcastic. Mais bon, mon explication n'étant pas très claire, je te propose un "portrait-robot des sans-égos", car l'être éveillé n'a plus d'égo, ça c'est évident !! Je l'ai quelque peu changé, afin de l'adapter  aux expériences de mes divers rencontres.

    "Portrait-robot" des sans-égo (ou éveillés)

    • Tout d'abord, il est clair qu'ils ont gardé leur individualité et sont loin d'être standardisés, encore moins des robots ! Leur caractère et leur tournure d'esprit demeurent, même s'ils sont détachés. Certains sont fougueux (et le demeurent), d'autres calmes et paisibles, d'autres très actifs, d'autres absolument inactifs...

    • La paix intérieure, dans les épreuves comme dans les joies de l'existence. Cette paix n'est pas menacée par les drames, les maladies, ni même les tortures. Elle est aussi la "Paix qui dépasse tout sentiment" (Saint Paul).

    • Le détachement des choses du monde. Même s'ils vivent dans le monde, "ils ne sont pas du monde", comme disait Jésus. Ce même détachement concerne à la fois leur propre vie, celle des autres et les événements dans lesquels ils évoluent car leur regard sur la vie et les évènements a totalement changé.

    • L'absence de peur, en particulier celle de la mort, qui n'est pour eux qu'une formalité administrative ! Cette peur de mourir regroupent toutes les autres peurs existentielles telles que la peur de manquer, la peur du lendemain, la peur de ceci ou de cela.

    • La conscience ancrée dans l'éternel présent. Le passé ne les taraude pas et l'avenir ne les inquiète pas.

    • L'absence de volonté propre. Le "je veux" a disparu au profit de "ce qui doit être".

    • L'abandon à ce qui est, sans le désir de changer quoique se soit.

    • La bienveillance envers tous. Même s'ils peuvent avoir des préférences au niveau relatif, leur amour s'écoule d'une manière uniforme sur tout et sur tous.

    • La non-violence, le respect des êtres et des choses. Une attitude globale de non-agression : ne pas nuire à quiconque. Ceci inclut bien sûr les animaux, les plantes, tous les règnes de la Nature.

    • La tolérance, basée sur la conscience que la Vérité ultime s'exprime de multiples manières, suivant les sensibilités individuelles et qu'elle revêt donc divers visages tout aussi respectables les uns que les autres.

    • La joie intérieure, inaliénable, intarissable, que nulle tragédie ne peut effacer...  Cette qualité s'épanouit sur la base de la plénitude du cœur, la béatitude intérieure qui ne peut être ni augmentée ni diminuée par les aléas de l'existence.

    • L'équanimité, qui n'est pas l'indifférence, mais un regard égal sur les situations que nous jugeons favorables ou défavorables. La vie étant tissée avec ces deux polarités, elles vont et viennent nécessairement comme le flux et le reflux et ne sauraient troubler la quiétude de l'éveil.
      Tandis que l'indifférence traduit un manque de sensibilité, l'équanimité coexiste avec une sensibilité très affinée, telle que l'émerveillement, l'enthousiasme, la joie de vivre, le rire, la spontanéité.

    • La non-dualité. Même s'il vit dans le monde des humains dans la dualité bien/mal, agréable/désagréable, haut/bas, il vit dans sa conscience profonde un état non-duel où tous les opposés sont réunifiés dans l'Un. Dès lors, aucun conflit ne peut se manifester à ce niveau de son Être où tout est calme, apaisé, harmonieux.

    • L'amour universel. Le fait d'être uni à la Conscience Universelle permet de réaliser des actions toujours justes et aimantes. Tandis que l'énergie de l'ego se disperse dans des activités souvent stériles et contradictoires, le non-ego agit pour le bien de tous les êtres sans même le savoir, le désirer.

    • L'action juste : en l'absence d'ego, il n'y a plus "personne" pour accomplir l'action ! C'est la Source qui s'en charge. Le sage "agit sans agir, fait sans faire". Les actions qui se réalisent à travers lui sont faites dans l'instant, sans calcul, justes, bénéfiques pour tous.

    • Le non-effort. Étant l'instrument de la "Vie", il accomplit chaque action de façon juste et  sans aucun effort. Ainsi que le proclame Lao Tseu dans le Tao Te King : "Ne faisant rien, il n'est rien qui ne se fasse." Cette qualité pourra réjouir certains, bien qu'elle ne puisse être assimilée à la fainéantise ni à la léthargie, bien au contraire. Ce sentiment de ne rien faire par soi-même mobilise en réalité l'ensemble des forces de l'univers, qui œuvrent à travers lui.  Jésus ne disait-il pas : "Sans Moi, vous ne pouvez rien faire?", ce qui veut dire que c'est le Christ cosmique (ou la Source, la Vie...) qui opère à travers l'être.

    • Éveil à Soi. Conscient de sa propre existence, enraciné dans sa propre nature, dans le Soi, dans l'Être immortel, il a vu le concept de la mort et du cycle des renaissances comme un piège auquel on s'accroche pour se rassurer. Il est à jamais établi dans l'Unité, le Sans-forme et l'Eternel.

    On pourrait citer bien d'autres qualités, telles que l'absence de désir (compulsif), le contentement, la joie parfaite, etc. »


    Source, le livre de Daniel Maurin : déjouer les pièges de l'égo, livre écrit en 2003

     

    reconnaitre un(e)  éveillé(e)

     

     

     

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