• L'acceptation de ce qui est

    Tous les éveillés parlent d'accepter ce qui est... Une attitude qui n'est pas nouvelle, déjà le philosophe Épictète en parlait.

    Épictète, né vers 50, mort entre 125 et 130 de notre ère, naquit esclave en Phrygie (Asie Mineure), à Hiérapolis. Épictète n'est pas son nom propre: épiktétos signifiait, en grec, esclave, serviteur. Vendu à Épaphrodite, homme cruel, qui s'amusait à le tourmenter, puis affranchi, Épictète enseigna la doctrine stoïcienne à Rome, puis dut émigrer en Épire, à Nicopolis, où il attira de très nombreux disciples, en exprimant par sa parole un véritable art de vivre. Un de ses disciples, Arrien de Nicomédie, recueillit son enseignement, et le publia en huit livres, les Entretiens (dont quatre seulement nous sont parvenus), auxquels il faut ajouter le Manuel.

    Aujourd'hui je te propose un texte sur l'art d'accepter, il est issu des "entretiens" d’Épictète, que tu peux trouver très facilement en PDF sur le web... (Tu peux remplacer le mot Dieu par la Vie, si cela t'aide dans ta lecture)

    Ne demande point que les choses arrivent comme tu le désires, mais désire qu'elles arrivent comme elles arrivent, et tu prospèreras toujours.

    Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu'ils en ont.
    Devant toute imagination pénible, sois prêt à dire "Tu n'es qu'une imagination et nullement ce que tu parais."
    Quand tu vois quelqu'un qui pleure, prends garde que ton imagination ne t'emporte et ne te séduise en te persuadant que cet homme est effectivement malheureux à cause de ces choses extérieures ; mais fais en toi-même cette distinction que ce qui l'afflige, ce n'est point l'accident qui lui est arrivé, car un autre n'en est point ému, mais l'opinion qu'il en a.

    Il faudrait, par les dieux, s'exercer dans les petites choses, et, commençant par elles, passer ensuite à de plus grandes. "Je souffre de la tête." Ne dis pas "Hélas ! Je souffre d'une oreille." Ne dis pas "Hélas !" Et je ne prétends pas qu'il soit interdit de gémir, mais ne gémis pas au-dedans de toi-même. Ne crie pas non plus si ton esclave tarde à t'apporter ton pansement, ne sois pas crispé, ne dis pas "Tout le monde me déteste." Mais qui ne haïrait un tel homme ? Désormais fais confiance à ces principes et, libre, va droit ton chemin. Ce n'est pas dans la force de ton corps que tu fois placer ta confiance : ce n'est pas comme un âne qu'il faut être invincible.
    Quel est donc l'homme invincible ? C'est celui que rien ne peut troubler, rien de ce qui est indépendant de sa personne.
    (Entretiens, tome I)


    Qu'est-ce qu'un stoïcien ? (...) Montrez moi un homme malade et heureux, en danger et heureux, mourant et heureux, exilé et heureux, discrédité et heureux. Montre-le. J'ai le désir, par les dieux, de contempler un stoïcien. Mais vous ne pouvez me montrer l'homme ainsi modelé. Montre-moi, du moins, celui qui se modèle, celui qui s'est orienté dans cette direction.


    (...) C'est une âme que l'un de vous pourrait me montrer, une âme d'homme, qui veuille faire avec Dieu une seule volonté et ne plus récriminer contre Dieu ou contre un homme, ne plus faillir dans ses entreprises, ne plus se heurter à des obstacles, ne plus s'irriter, ne plus céder à l'envie ou à la jalousie (pourquoi donc user de circonlocutions ?), devenir un dieu au lieu d'un homme et, dans ce misérable corps mortel, aspirer à la société de Zeus.
    (Entretiens, tome II)

    L'acceptation de ce qui est

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