• Conscience et mental ...

    Aujourd'hui je te propose un petit texte d'Osho, trouvé sur Facebook... Je trouve  qu'il explique bien deux notions qui sont souvent "emmêlées"

     

    Question : Est-ce que le mental et la conscience sont distincts ? Ou bien le mental silencieux, le mental concentré, est-il ce qui est appelé « conscience » ?

    Cela dépend, cela dépend de votre définition. Mais pour moi, le mental est la partie qui vous a été donnée. Il n’est pas vôtre. Le mental correspond à ce qui est emprunté, le mental correspond à ce qui est cultivé, le mental est ce avec quoi la société a pénétré en vous. Ce n’est pas vous. La conscience est votre nature ; le mental est juste la circonférence créée par la société autour de vous, la culture, votre éducation.

    Le mental correspond au conditionnement. De la sorte, vous pouvez avoir un mental hindou, vous ne pouvez pas avoir une conscience hindoue. Vous pouvez avoir un mental chrétien, vous ne pouvez pas avoir une conscience chrétienne. La conscience est une ; elle n’est pas divisible. Le mental est multiple. Les sociétés sont nombreuses, les cultures, les religions sont nombreuses et chaque culture, chaque société, crée un mental différent. Le mental est un dérivé de la société. Et tant que votre mental ne se dissoudra pas, vous ne pourrez pas aller en vous, vous ne pourrez pas savoir quelle est vraiment votre nature, ce qui est authentiquement votre existence, votre conscience.

    Lutter pour la méditation c’est lutter contre le mental. Le mental n’est jamais méditatif et le mental ne se tait jamais. Aussi parler de " mental silencieux " n’a pas de sens, c’est absurde. Cela revient à parler d’une " maladie saine. " Cela n’a aucun sens. Comment se peut-il qu’une maladie soit saine ? La maladie est la maladie, et la santé est l’absence de maladie.

    Il n’existe pas de mental silencieux. Quand il y a le silence, il n’y a pas le mental. Quand il y a le mental, il n’est pas le silence. Le mental, en tant que tel, est la perturbation, le mal-aise. La méditation est l’état de non-mental — non pas un mental silencieux, non pas un mental sain, non pas un mental concentré, non. La méditation est l’état de non-mental : pas de société en vous, pas de conditionnement en vous — simplement vous, avec votre conscience pure .

    Osho The New Alchemy To Turn You On, chap 27

     

    Et si ce petit texte ne te suffit pas, en voici un deuxième qui explique le "travail" à faire pour se libérer de notre personnage... Même si beaucoup répète qu'il n'y a rien à faire, ce n'est pas ce qu'expliquent  les grands maîtres... Une fois de plus OSHO met la lumière la-dessus:

     

     

    ... Bouddha dit que si vous voulez calmer le mental, la première chose est d’apprendre l’art de refléter.

    ... Bouddha dit «CALME TON MENTAL.» En fait, ce qu’il dit c’est : «Vas au-delà du mental, abandonne le mental, finis-en avec lui.» Et quel est le chemin ? Comment faut-il faire ? .. Bouddha dit que si vous voulez calmer le mental, la première chose est d’apprendre l’art de refléter.

    REFLÈTE…

    C’est le premier fondement. Rappelez-vous, par « reflète », il ne dit pas de contempler, de penser. Non, par "reflète", il veut réellement dire reflète — comme un miroir. Le miroir reflète ; Quel que soit ce qui est devant le miroir, il le reflète. Il n’y pense pas, il ne le contemple pas ; il reflète tout simplement. Quand c’est parti, le reflet disparaît.

    Cela devrait être un fondamental : reflétez les choses, et quand elles ont disparu, laissez-les disparaître. Ne transportez pas le passé. Ne devenez pas une plaque sensible photographique ; souvenez-vous de rester un miroir. La plaque photographique reflète aussi, mais elle devient attachée au reflet, elle devient obsédée par le reflet. Elle se fixe à lui, elle s’imprime de lui. Le miroir reste vierge ; il n’est pas marqué par ce qu’il reflète. Il ne devient pas beau quand un beau visage se reflète ; il ne devient pas laid.

    Ainsi devrait être le chercheur. Lorsque le succès vient, reflétez ; ne vous attachez pas à lui. Lorsque l’échec vient, reflétez ; ne soyez pas perturbé par lui. Lorsque vous êtes dans un palais, reflétez le palais, et lorsque vous êtes dans une hutte, reflétez la hutte. Ne soyez pas attaché au palais ou à la hutte.

    Laissez toute chose venir et passer, et vous, soyez simplement un miroir. Si vous êtes un miroir, vous ne pouvez pas transporter le passé avec vous, et si vous ne transportez pas le passé, vous restez neuf, vous restez jeune, vous restez dans un processus continu de naissance. À chaque moment, vous naissez de nouveau.

    Simplement, vous reflétez et vous continuez votre chemin. Oui, vivez dans l’instant, vivez totalement. Reflétez tout ce qui est, puis laissez cela s’en aller. Ne vous accrochez pas à cela, de sorte que vous êtes à nouveau pur, à nouveau innocent, à nouveau disponible, à nouveau vide, prêt à expérimenter à nouveau.

    C’est à cause de votre passé que vous ne pouvez pas faire l’expérience du présent ; votre passé déforme tout. C’est à cause de votre passé que vous ne cessez de désirer le futur, parce que vous ne voulez pas répéter les erreurs du passé et vous aimeriez jouir de tous les plaisirs que vous avez appréciés dans le passé encore et encore dans le futur. Donc, votre futur n’est rien d’autre qu’un passé modifié : toutes les douleurs ont été supprimées et tous les plaisirs ont été multipliés. Et entre votre passé et votre futur se trouve le petit présent — qui est réel. Entre deux irréalités, vous détruisez ce qui est réel. Si vous apprenez à refléter, alors le passé est sans importance, le futur est sans importance ; la seule importance est celle du présent. Être présent au présent — c'est ce que signifie refléter.

    Et la deuxième chose pour calmer le mental, Bouddha dit :

    OBSERVE.

    Que ferez-vous lorsque vous refléterez ? Vous n’êtes pas une chose morte, vous n’êtes pas comme un miroir mort. Soyez comme un miroir, mais vous ne pouvez être mort — vous êtes vivant. Alors, que ferez-vous ? Observez. Vous pensez, vous imaginez, mais vous n’observez jamais. L’observation est un processus totalement différent. Cela signifie que vous n’avez pas de préférence, pas d’aversions. Vous ne condamnez rien, vous n’avez de prédilection pour rien non plus. Vous voyez simplement, vous êtes conscient et vous êtes alerte, non pas mort comme un miroir. Vous êtes conscient. Vous observez ce qui se passe.

    Vous voyez une rose ; vous la reflétez et vous l’observez. Vous ne dites rien à propos de la rose. Vous n’avez pas mettre des paroles entre vous et la rose parce que tous ces mots sont inutiles. Lorsque vous êtes face à une rose réelle, pourquoi y apporter des mots ? Pourquoi détruire la réalité de la rose en apportant des interprétations du passé ? Vous pouvez citer de grands poètes, Shelley et Yeats, mais, en les citant, vous mettez une barrière entre vous et la rose. Laissez vos yeux complètement vides mais ne vous endormez pas. Observez, il vous suffit de regarder en silence. Soyez un témoin.

    Osho The Dhammapada: The Way of the Buddha, Vol 10, Chap 5

     

    Conscience et mental ...



     

     

     

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