• Aujourd'hui, je te propose une petite vidéo pour "libérer ton cœur", j'adore...

     

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  • Depuis la rentrée de septembre, j'ai le bonheur d'avoir rejoins un groupe ayant presque la même démarche...A  quelques kilomètres de chez moi, je fais du yoga et de la pratique méditative, dans le centre "Kerzen", avec la seule prof de toute la Bretagne qui a une démarche plus approfondie que dans les cours "classiques" de Yoga... Bref, encore un méga cadeau de la Vie..

    Cette démarche est dans la lignée de   K.G Dürckheim  (1896-1988) , celui qu'on appelle "le vieux sage de la Forêt- Noire.. Pour te donner un aperçu de ce travail, je te propose un texte sur  la méditation..Ce texte a été écrit  par Jacques Castermane, l'homme qui continue l'enseignement de Dûrckheim..

     

    La méditation de pleine attention, l’exercice de l’absolue présence, n’est pas une méthode pour atteindre un objectif. La méditation dite de pleine conscience diffère totalement de la méditation qui, pendant plus de vingt-cinq siècles, a irrigué les terres Orientales et Extrême-Orientales.


    L’homme du zen aborde la réalité d’une manière pré-scientifique ; peut être même anti-scientifique écrit D.T. Suzuki . Alors qu’en Occident, l’étude scientifique de la réalité consiste à l’envisager sous un angle « objectif » (en s’appuyant sur la conscience “de”, la pensée, la conceptualisation, l’analyse, le
    raisonnement), le maître zen invite ses disciples à considérer soigneusement leur vécu intérieur absolument  « subjectif ».


    Un exemple : L’expression « exercer la pleine conscience sur la respiration » invite la personne qui médite à un regard dualiste sur le réel : Moi, qui suis assis (n° 1) et quelque chose, la respiration (n° 2). Ce qui correspond à l’étude scientifique de la réalité qui consiste à l’envisager sous un angle objectif en fabriquant un point de vue dualiste qui oppose le sujet et l’objet.


    L’approche du zen est absolument différente. La personne qui pratique la méditation est invitée à porter attention à l’expérience « JeInspire » en ce moment, pour ce moment. « JeInspire », en un mot, sans intervalle entre le sujet et le verbe ; parce qu’il n’y a ni distance ni écart de temps entre ce que je nomme « Je » et ce que je nomme « Inspire ». La méthode zen nous invite à appréhender la réalité de l’intérieur, telle qu’elle est réellement.


    Combien de fois ai-je entendu KG Dückheim dire : « La respiration, ça n’existe pas ! Quelqu’un en ce
    moment respire. La marche, ça n’existe pas ; en ce moment quelqu’un marche ». La science propose des discours à propos de la respiration, des discours sur le corps disséqué, fragmenté, fractionné à partir d’un point de vue dualiste ; ces théories empêchent la connaissance expérimentale du « tout corps vivant dans son —unité — ; du corps que l’homme— est— .»


    L’expérience JeInspire, JeMarche, JeVois, JeEntends, … l’expérience JeSuis est ce que le zen désigne comme étant l’expérience de notre vraie nature ; de notre propre essence, dit Dürckheim.
    Méditer sans but … n’est pas sans effet. C’est lorsqu’il est saisi par l’expérience de sa vraie nature que l’être humain fait l’expérience de ces qualités d’être qui font de l’homme un être humain : le calme intérieur, la confiance, la paix intérieure.


    Et pas besoin de scanner... pour objectiver si vous êtes vraiment calme, serein en paix ; vous le sentez et vous le ressentez naturellement.


    L’amalgame entre le mot « conscience » et le mot « attention » est propre à de nombreux auteurs qui
    traitent aujourd’hui de la méditation, sans qu’ils se rendent compte des conséquences néfastes auxquelles peut conduire cette confusion. Nous savons tous qu’il peut arriver qu’un mot manque son objet. L’idéal serait que les mots « attention » et « conscience » engendrent une action identique en vue d’un but commun.


    Mais c’est loin d’être le cas. Discernement sans doute hors de portée des personnes qui n’ont pas une
    expérience suffisamment approfondie de cet exercice indissociablement corporel et spirituel ou qui pensent  pouvoir l’enseigner après seulement quelques week-ends de formation (!)

    Jacques Castermane

     

     

    Méditer...sans but !

     

     

     

     

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  • Beaucoup de personnes sur le chemin parlent de "l'illusion du monde, ou de la Maya", et parfois même se conduisent avec une profonde indifférence à ce qui les entourent...Pourtant les êtres "éveillés" expriment toujours un profonde compassion pour  toute personnes...Alors comment comprendre ce "concept" de la maya (illusion du monde) ???  Je sens de te partager ce petit texte, retrouvé dans mes archives (je n'ai donc plus le lien, désolée!!)

    Ce que l’on appelle "Maya" c’est l’illusion des limites, cette illusion qui nous fait percevoir la multiplicité là où, fondamentalement, il n’y a que l’unité.

    « Les vagues sur l’océan, sont-elles autre chose que de l’eau ? »

    À travers cette simple question, Saraha (maître Bouddhiste), veut nous dire que toutes les expressions qui constituent l’univers, que ce soit notre esprit, notre corps ou tout ce que nous pouvons percevoir n’est rien d’autre que cette réalité fondamentale que l’on appelle parfois « Dieu » parfois « l’Être » ou encore de bien d’autres façons. De la même manière que notre œil ne peut pas se voir lui-même car il est notre instrument de vision, cette réalité fondamentale est au-delà de notre champ de perception car c’est « Elle » qui regarde à travers nous ; « Elle » est notre essence la plus subtile.

    Les vagues sur l’océan peuvent prendre des formes innombrables mais elles ne sont toujours que de l’eau. Dans cette optique l’eau est une réalité plus fondamentale que la vague.

    H2O qui la formule chimique de l’eau peut prendre aussi plusieurs formes (glace, eau). Donc H2O est une réalité plus fondamentale que l’eau. Cette approche donne une idée de ce dont il s’agit.

    Mais l’idée que le monde est une illusion peut se révéler dangereuse, elle peut amener certaines personnes à se détourner complètement de la vie matérielle jusqu’à empêcher toute évolution. Il ne faut pas oublier que l’illusion du monde ne se révèle que dans le regard des êtres réalisés spirituellement. A chacun donc de vivre avec sa propre vision et d’utiliser les moyens qui lui sont donnés pour élargir celle-ci.

    La physique des particules, pour certains, fait du réel une pure illusion ; la convergence avec le bouddhisme est saisissante. Pour défendre le concret contre une telle dissolution, il importe d’en comprendre la positivité, de le considérer comme une œuvre, comme l’invention de l’entreprise de la diversité (cosmique, humaine). Si le spectacle du monde est digne de notre émerveillement, inversement, les coulisses de son fonctionnement invisible et la vocation originelle des particules à engendrer la diversité ne le sont pas moins. Quelques règles du jeu fondamentales et l’aléa suffisent pour produire le prodige.

     

    Maya ou l'illusion...

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